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2011, année cinéma? Pourquoi pas! On commence plutôt pas mal avec déjà deux films vus. J'aime bien mettre les deux affiches en parallèle : deux couples, des couleurs vives, le vert, le marron et la touche de rouge. Mais autant l'un des films est doux, sucré, tendre autant l'autre est amer, grave, grinçant.

"Another Year " de Mike Leigh (vu en VO et un très bon film pour pratiquer son anglais), nous conte l'histoire d'un couple autour de la soixantaine. Nous les voyons évoluer durant une année, entre leur jardin et leur cuisine.  Ce couple qui semble d'autant plus parfait que tous les personnages qui gravitent autour de lui sont paumés et solitaires, ce couple bien à l'abri dans sa petite cabane et qui cultive son petit bonheur, n'est pas aussi tolérant qu'il y parait et sa générosité s'effrite dès que son confort familial semble menacé. Leurs amis en détresse semblent servir d'alibi à leur bonne conscience. Mais peuvent-ils les aider vraiment? Le talent du metteur en scène est de nous amener au terme d'un film plutôt long et bavard, à deux scènes finales d'une grande intensité. Je savoure encore la rencontre entre Mary-la-bavarde et Ronnie-le-taiseux. Et la fin, sombre et glaçante comme l'hiver est d'une grande justesse.

"Les Emotifs anonymes" de Jean-Pierre Améris. Une film tout léger et  fondant qui rappelle les comédies de l'âge d'or hollywoodien dont le charme est principalement du à un duo d'acteurs parfait. Ce n'est pas un grand film mais il se regarde avec un réel bonheur. Benoit Poelvoorde est très drôle, tendre et émouvant, tout comme l'est la jolie et sensible Isabelle Carré. La scène du restaurant nous a beaucoup fait rire et j'avoue que je me suis un peu reconnue dans certaines situations (mais ça va mieux avec les années qui passent...)